ÉLISABETH KINDELMANN
(1913 - 1985)

Élisabeth
Kindelmann, née Szántó, a vu le jour à l’hôpital Saint-Étienne,
à Kispest, en Hongrie, le 6 juin 1913. Elle est baptisée le 13
juin 1913. À onze ans, elle se trouva orpheline de père et de
mère. Elle était issue d’une famille pauvre.
Ses parents sont Joseph Szántó, imprimeur (1871-1917), et
Ersébet Meszaros (1878-1924). Son père est protestant, sa mère
catholique. Les enfants reçurent une éducation catholique.
Élisabeth eut douze frères et sœurs, six fois deux jumeaux. Elle
seule, qui était la treizième enfant, n’était pas jumelle. Et
elle seule a atteint l’âge adulte. Sept de ses frères et sœurs
furent victimes de la grippe espagnole de 1919. Deux sont morts
des suites de la diphtérie et deux accidentellement. Un autre de
ses frères est mort jeune; Élisabeth ne connaît pas la raison du
décès.
Elle ne put étudier que jusqu'à la quatrième année du primaire
uniquement, mais même cela faisait partie du plan de Dieu, pour
que nous convenions que ce n'est pas elle qui nous parle, mais
bien Dieu lui-même par son 'instrument humain'. Trois fois,
Élisabeth frappa à la porte de couvents pour devenir
religieuse... mais c'est en vain qu'elle essaya.
En 1930, elle se maria avec un honnête artisan, Karoly
Kindelmann, avec qui elle vécut 16 années de vie matrimoniale
harmonieuse. De 1931 à 1942 naquirent six enfants. L’Angélus et
le Rosaire faisaient partie de la vie quotidienne de la famille.
En 1946, elle se retrouva veuve avec six enfants en bas âge. La
lutte pour faire vivre sa famille se révéla extrêmement dure,
surhumaine. Une semaine, elle travaillait de six heures jusqu'à
quatorze heures, et la semaine suivante, de quatorze heures
jusqu'à vingt-deux heures. elle accomplissait parfois des
doubles journées de travail (une fois même dans une fonderie de
fer). C'est seulement ainsi qu'elle put faire vivre sa famille
et éduquer ses enfants.
Sa mission providentielle commença en 1961. «Le 13 juillet 1960,
trois jours avant la fête de Notre-Dame du Carmel, j’eus une
merveilleuse illumination spirituelle, écrit-elle. Cette
illumination dura trois jours, du lever jusqu’au soir. Dès que
je parlais à quelqu’un ou que quelqu’un me parlait, cette
illumination cessait. Cette douce sensation créait en moi un
calme serein. C’était une expérience qui surpassait tout. Ce
n’est que plusieurs semaines plus tard que je sus que cette
illumination constitua l’introduction muette de la présence du
Seigneur qui ne peut être exprimée en termes intellectuels.»
L'année 1962: «Avant de recevoir les messages de Jésus et de la
Sainte Vierge, je reçus l’appel suivant: "Renonce à toi-même,
car Nous te confierons une grande mission. Mais tu ne seras de
taille à l’accomplir que si tu renonces complètement à toi-même.
Tu as le libre arbitre. Tu ne devras donc accomplir cette
mission que si tu le veux toi aussi." Après les doutes et les
tourments de mon âme, j’acceptai la volonté de Dieu. Mon âme fut
tellement envahie de grâce que je ne pus dire un mot.»
À partir de ce moment, nous pouvons bien connaître son
itinéraire spirituel grâce au journal écrit à la main en 423
pages par Élisabeth elle-même.
C’est en son for intérieur qu’elle entend leurs paroles. Elle
distingue clairement la voix du Seigneur Jésus, de la Vierge
Marie, ou de l’ange.
Le 11 avril 1985, Élisabeth Kindelmann décédait à la suite d’une
longue maladie supportée avec patience et réconfortée par le
sacrement des malades. Elle a été ensevelie à Erd/Ofalu, à
environ vingt-quatre kilomètres au sud-ouest de Budapest, au
bord du Danube.
Avant de servir comme instrument au Seigneur et à la Vierge
Marie, elle dut endurer des épreuves innombrables qu’elle
surmonta avec une rare énergie.
Pendant des décennies, son identité demeura inconnue.